[Contribution] Être noir au XXI ème siècle
La question se pose pour tous autant que nous sommes. De Tunis à la pointe du Cap, Des Antilles aux caraïbes, de Long Beach à Harlem, de partout dans le monde où le Noir se trouve cette question se pose ou en tout cas doit se poser : qu’est-ce qu’être noir en ce début de siècle ?
Le premier élément de réponse est l’origine. Etre africain ne veut pas dire être noir mais il est indéniable que le noir est fondamentalement africain. La question de l’origine est donc en ce sens comme dirait quelqu’un « magnifiquement » réglée. Nous reviendrons dans un prochain article sur le fait d’être africain au 21e siècle.
Le second élément de réponse est notre Histoire. Et c’est là que le bas blesse. D’aucuns en font une interprétation qui renforce l’idée selon laquelle la destinée du noir ou du nègre devrais-je dire est le malheur eternel. D’autres ont tendance à toujours se « victimiser » par rapport à l’Histoire et que notre destinée là aussi ne serait que conséquence des actes des autres. Il n’en n’est rien. Traiter notre histoire conduit inexorablement à parler du troisième élément à savoir notre avenir.
Comme tout peuple qui se respecte, il est irréfutable que nous avons une grande responsabilité dans notre histoire commune et le premier acte de responsabilité serait de reconnaître cela. L’innocence n’est pas Noire donc pas africaine. Mais je ne participerai au débat sur la profondeur de notre responsabilité ou sur son importance. Je ne serai pas alors un Noir du 21e siècle.
L’important n’est pas de se lamenter sur notre histoire ou sur notre sort. L’important c’est de se donner les moyens de définir notre avenir et celle de nos enfants.
Seulement, contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes et en particulier des noirs, se souvenir de son histoire, revendiquer son histoire, se l’approprier et en faire une force, ceci n’est pas une faible présence ou une entrée ratée dans l’histoire mais plutôt une démonstration de l’acceptation de notre histoire commune pour définir notre avenir.
Quel mal y a-t-il à écouter les colloques de Cheikh Anta Diop sur l’Egypte noire, de porter un tee-shirt de Malcolm X ou de Martin Luther King, d’être fier de Thomas Sankara et de se définir comme le petit fils de Kounta Kinte. Ceci n’est pas une preuve de renfermement sur soi et d’une constance revendication des noirs qui finirait par être consternant. Non ceci n’est que du bon sens au même titre que le chinois est fier de son histoire ancienne au point d’en faire des films et donc exporter sa culture dans le monde entier.
Le noir du 21e siècle est celui qui revendique et assimile toute son histoire tout en respectant celle des autres. C’est le jeune malien ou sénégalais qui est conscient que des vies ont été sacrifiées pour sa vie actuelle, que Mandela n’a pas fait de la prison pour la bonne forme, que Chaka zoulou n’est pas qu’un avide de sang et de pouvoir (tantôt il le serait) que nous nous sommes blessés entre nous dans l’esclavage et la colonisation. C’est le jeune des Antilles et des caraïbes qui réfute l’idée d’opposition avec ses frères de sang qui ne garde ni rancœur ni haine et qui rejette l’idée d’infériorité de son peuple. C’est le jeune américain qui est reconnaissant aux leaders des droits civiques, qui se servira de l’histoire d’Obama pour sortir de son ghetto et définir son propre destin.
Le noir du 21e siècle est donc celui qui s’affranchit des « démons » du mauvais sort ou de la malédiction éternelle qui condamnerait son peuple aux plus grands maux de la planète. C’est celui qui croit en ces capacités, ses connaissances donc en lui-même et seulement en lui-même.
Le noir du 21e siècle est celui qui aspire par n’importe quel moyen à contribuer au bien être de son peuple, à son émancipation, à son développement et à sa prospérité. IL est celui qui rêve. Oui ! Qui rêve car ce sont des rêves que sont nées les plus grandes aventures et les plus grandes histoires de ce monde.
Le noir du 21e siècle est optimiste pour l’avenir, ouvert aux autres, responsable de ses actes et pensées, fier de son histoire, de sa culture et fondamentalement HUMAIN.
Mamadou Lamine Sarr
Étudiant en économie internationale à Paris
Petit fils de Kounta Kinté et cousin de Patrice Lumumba

je vis à new-york, dans le bronx depuis une dizaine d’années mais je n’arrive toujours pas à comprendre les noirs américains. ils ne sont pas comme nous, je les trouve très méchants à l’égard des noirs venus d’afrique. de plus ici, on voit des choses qu’on ne voit nulle part ailleurs, des jeunes noirs qui refusent d’étudier, des filles de 12 ans déjà mamans (la plupart ne peuvent identifier le père de leur enfant), j’entend même des amis me dire que leurs grands parents avaient trop travailler pour ce pays, donc eux doivent se reposer. je trouve ce raisonnement regrettable. je ne conseille personne à venir dans les quartiers noirs de new-york. vivre même dans un lointain village africain est mieux. ici il n’y que de mauvaises choses: drogue à gogo, viol, vol, agressions,…
ils ont raison Oumy, nos aieux ont trop travaillé nous on doit se reposer et leur prendre l’argent. C’est ça la verité
Diop je ne suis pas dacor come on di » kou néke doit baye son WARE » ne rien attendre de nos gouvernements et de l’occident. chacun doit etre responsable et acteur du changement. changement non mais montrer que nous noirs on a pas a etre complexé, on fréquente les mm ecoles, on voyage et donc on peut rivaliser avec tout le monde. le chemin est tracé à nous de continuer le combat.
les propos d’un ami Aliou Ba :
« je partage cette idee de lamine que le noir doit prendre du recul sur son passe pour pouvoir imaginer son avenir . Alors la question qui me vient a l’esprit c’est de se demander si l’optimisme noir n’est pas la seule chose qui lui permttra de se franchir de ces obstacles. Bonne critique et joli message mais je pense que le noir du xx em siecle ne … Lire la suitese resume pas simplement a la conscientisation de la dimension historique . tout le monde sait que nous avons vecu l’esclavage et la colonisation , mais et alors devrons-nous en rester là? Je pense que non il faut depasser cette vision pour se faire une place dans le monde . A mon avis nos gouvenements ne sont pas encore pret pour que le Noir entre dans le XXI eme siecle de plein pied . a voir les tele nationales on fait que nous balancer des telefilms sud americains . la place d’un peuple se fait par sa culture.
A vos commentaires
je ne partage pas la vision de ces afro-américains. ils se trompent de combat, si des hommes comme mandela, obama,… ne s’étaient pas battus, seriont-ils là où ils sont? nous devons nous mettre au travail si on veut rivaliser avec les autres.
M. Bâ je ne sais si vous êtes Omar Bâ l’imposteur, cet ignoble personnage qui ne cesse de vilipender l’Afrique pour une carte de séjour, si vous l’êtes, alors sachez que je refuse de débattre avec vous. Si vous ne l’êtes pas sachez votre homonimie vous condamne. Peu importe ce que vous pensez, nous noirs sommes condamnés partout où puissions aller. Salam
Slt Diop, les personnes importent peu, en plus je mapel Oumar pas Omar. si tu as une contribuation je pe te repondre dans le cas echéant, bonne route. slt
Ces afro américains sont fainéants toujours à trouver des boucs émissaires.C’est rien d’autre qu’une bande de paresseux.Les africains eux travaillent pendant que les noirs américain jouent au gangsta de mer.de.Laisson les mourrir dans leur misérable taudits et ghetto.C’est ce qu’ils préfèrent.Wasalam
souvent on noublie que lafrik est le berceau de lhumanite et c une phrase quil faut comprendre et elever au plan largo sensu de sa toute signification lhomme noir na jamais ete en reste glorifions nous de cette afrik ou amerik des garnds scientifik penseurs etc… le mystere des pyramides en est toujours l’illustration la plus parfaite alors c a nous ne refuser toute forme d’idee fataliste qui com on le dit est le refuge des homme sans conviction c a nous de prendre notre destin indissocable a notre identite en main pour maintenir le flambeau legue tout haut ;africain ou noir negro ou afo americain quelque soit lacception c a nous den definir le continu alors il ny a de veritable esclave que celui qui accepte volontairement de letre de meme kil nya de veritable sous homme que celui qui accepte den faire parti//CONTINUONS DE CROIRE EN NOUS MEME CHERS FRERES
Je salue d’abord l’auteur de ce texte, il est clair que le débat de l’avenir des noirs y est posé. Ce que je salue grandement. Par ailleurs je dirai que le noir américain et l’antillais ne sont pas comme le noir africain. Non pas du tout. Je m’explique. Leurs grands parents ont été déportés par conséquents sont devenus des esclaves tout le contraire de nous qui de notre côté ont connu la colonisation. Toujours est il que la plupart d’entre eux ne connaissent quasiment rien de l’Afrique ce qui leur exempte en rien d’être coupables de cette ignorance dans la mesure où ils ont la possibilité d’y faire des recherches. Un dernier point plus intéressant c’est qu’il faut pas oublier que l’histoire leur a été racontée du genre que ceux sont restés en Afrique sont tout simplement les traitres qui ont vendu leurs grands parents. Au même titre que nous tous, nous avons appris à l’école l’histoire décrite par les blancs. Et pour paraphraser l’autre « C’est toujours les vainqueurs qui écrivent l’histoire ». Toutefois je suis très optimiste pour le devenir de l’Afrique.
Peace and love. Jah bless!
Club Jeunesse Attitude Aptitude/Brainstorming (JAA/B)
je tiens tout d’abord a saluer les paroles de Lamine Sarr, il a lu dans son coeur, dans le mien, et aussi dans beaucoup d’autres, et il a ecrit avec la raison, et au nom des africains, je te remercie
il est vrai que tous les africains ne sont pas noir, mais tous les noirs le sont. etre noir, ce n’est pas seulement une couleur, sinon ca se serait, non, c’est un passe lourd dont peu personnes ont courage de porter, aujourd’hui c’est le present que nos ancetres nous ont laisse, et nous porterons notre lourd heritage pour construire notre avenir.
je trouve deplorable que l’on prenne l’exemple de quelques americains noirs, vivant dans des quartiers envais par la drogue, et je ne sais encore quoi, pour decrire les noirs d’amerique. je prefere prendre l’exemple de malcolm X, descendant d’esclage, et il etait africain. Personne ne peut le contester.
en plus, je trouve que les anglophones sont certainement plus en avance, il fallait comme meme ose pour se presenter a la plus grande election presidentielle du monde. a quand la France ?
en ce qui me concerne, parce que ne peut parler bien que de soi meme, je suis un noir du 21 siecle, francais, fils d’ouvrier, sans rancoeur, plein d’ambition, et profondement africain.
Entre rêve et réalité! Du rêve de Martin Luther à Obama, il y a eu de réelles avancées! je suis d’accord avec Jamila! La solution se trouve dans cette avancée quoique lente et épineuse mais certaine du travail! Etre noir ainsi que notre histoire c’est ce qui nous définit mais ne trace en rien notre avenir, les reves sont trops grand, mais ne pas vouloir le réaliser c accepter kon ne peut avancer!
Chère maman, cher papa,
Ça fait maintenant trois mois que je suis parti pour l’université. J’ai pris beaucoup de retard pour vous écrire, et je suis désolé de vous avoir négligés. Maintenant, je vais vous mettre au courant. Mais avant de lire la suite, asseyez-vous. Vous ne continuez pas tant que vous n’êtes pas assis, hein?
Je vais plutôt bien maintenant. La fracture et le traumatisme crânien que j’ai eu en sautant par la fenêtre de ma chambre en feu, peu après mon arrivée, sont maintenant presque guéris. Je n’ai passé que deux semaines à l’hôpital, et ma vue est redevenue presque normale. En plus, ces affreuses migraines ne m’arrivent plus qu’une fois par semaine au maximum.
Heureusement, la caissière du dépanneur d’en face avait tout vu. C’est elle qui a prévenu les pompiers et appelé l’ambulance. Elle est aussi venue me voir à l’hôpital, et comme je ne savais pas où aller avec l’appartement réduit en cendres, elle a eu la gentillesse de me proposer d’habiter chez elle. En fait, c’est juste une chambre au sous-sol, mais c’est plutôt mignon. Deux fois mon âge, c’est une femme adorable, et nous sommes tombés follement amoureux. On veut se marier. On n’a pas encore choisi la date, mais ce sera avant que sa grossesse commence à se voir.
Eh oui, chers parents, je serai bientôt papa. Je sais à quel point vous avez hâte de devenir grands-parents, et je suis certain que vous accueillerez le bébé avec tout l’amour et les tendres soins que vous m’avez témoignés quand j’étais petit. La seule chose qui retarde notre union, c’est la petite infection qu’a ma fiancée, et qui nous empêche de passer les analyses prénuptiales. Moi aussi, bêtement, je l’ai attrapée, mais tout ça va vite disparaître avec les injections de pénicilline que je me fais chaque jour.
Je sais que vous l’accueillerez à bras ouverts dans notre famille. Elle est très gentille, et même si elle n’a pas fait beaucoup d’études, elle a beaucoup d’ambition. Bien qu’elle ne soit pas de la même race ni de la même religion que nous, je connais votre tolérance toujours réaffirmée, et je suis certain que vous n’attacherez aucune importance au fait que sa peau soit un peu plus foncée que la nôtre. Je suis sûr que vous l’aimerez autant que moi. Vu qu’elle a à peu près votre âge, je suis certain que vous vous entendrez bien et que vous vous amuserez beaucoup ensemble. Ses parents sont eux aussi des gens très bien : il paraît que son père est un célèbre mercenaire dans le village d’Afrique d’où elle est originaire.
Maintenant que je vous ai mis au courant, il faut que vous sachiez qu’il n’y a pas eu d’incendie de l’appartement. Je n’ai ni traumatisme ni fracture du crâne, je ne suis pas allé à l’hôpital, je ne suis pas fiancé, je n’ai pas la syphillis et il n’y a pas de femme bronzée dans ma vie. C’est juste que j’ai eu un 5 en physique, 8 en math et 13 en bio, et j’ai voulu vous aider à relativiser les choses.
Je vous embrasse bien fort.
Ce qu’il faut c’est une armée de fanatique. Il faut mener un guerre sans merci contre l’ignorance. Former les enfants des villages aux outils modernes. Donner à manger aux affamés et les éduquer. En retour ils devront consacrer 5 ans de leur vie au Djihad économique en investissant un village et en formant les plus ignorants…
Petits à petit l’ordre du monde se renversera,… et l’homme noir sortira de l’ombre !