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[ Contribution] – Les Sénégalais et la sexualité : non, Dr Ndiaye, vous faîtes preuve de légèreté !

sexualite_senegal« La modestie est le seul éclat qu’il soit

permis d’ajouter à la gloire ».

(Charles Pinot Duclos)

Dans un entretien accordé à seneweb.com par Dr Ndiaye, en date du 28/12/2009 et relatif à la problématique de la sexualité au Sénégal, le prétendu psychothérapeute-conseil répondant à la question de savoir « Dans quelle grille vous lisez le rapport entre les Sénégalais et la sexualité de manière générale ? »,  affirmait que « chez certaines ethnies comme les Manjacks, on encourage la procréation et plus on a d’enfants, plus qu’on a de chance de trouver un mari. Le sexe a ceci de particulier : il est caché et il est central. Et les hommes aiment découvrir ce qui est caché et aiment s’accaparer de ce qui  est central.».  De tels propos ne reposant sur aucune base empirique et dénués de tous fondements scientifiques ne sauraient passer  sous silence car la réalité des mœurs de la communauté manjack citée en exemple est de loin différente de ce que présente Dr Ndiaye.

Pour lever toute équivoque dans ce débat, je commencerai par dire au premier chef que l’objet de ma contribution n’est point de susciter une polémique mais de rétablir certaines vérités car cela doit passer pour une exigence pour l’élite intellectuelle. Ceci est d’autant plus utile pour moi que, dans ce débat, je suis de surcroît le produit de ce que décrit Dr Ndiaye. Et ne dit-on pas d’ailleurs que chaque individu est le meilleur expert de ce qu’il vit ou est.

Mais avant de rectifier l’analyse de Dr Ndiaye qui pose une question cruciale soulevant un enjeu moral sur les mœurs de la communauté Manjack, j’aimerai bien savoir, Dr, quels sont les fondements de votre analyse ? Sachant que l’analyse des mœurs dans une démarche scientifique et/ou empirique doit aboutir à un regard sur l’évolution de la société, de quelle époque datent donc ces arguments associés au comportement sexuel de la communauté Manjack ? Et encore ! Une analyse des mœurs n’a de sens que si elle repose sur la rigueur scientifique (encore une fois de plus !) consistant à la placer dans un contexte donné : époque, lieu, habitudes, coutumes, culture, etc.

Laissez-moi vous dire Dr Ndiaye, que la communauté Manjack en son sein est d’abord plurielle en ce sens qu’elle compte une vingtaine de variétés claniques et avec autant de divergences dialectiques : ce qui fait sa très grande richesse culturelle. Selon certaines sources anthropologiques et sociologiques, le Manjack viendrait de l’Afrique Centrale. Dans sa quête du bonheur (commerce de l’or, du cuivre, etc.) il aurait longé toute la côte Ouest où il a fini par s’installer définitivement dans la région de Cacheu en Guinée-Bissau qui constitue ce que l’on appelle communément le pays Manjack  subdivisé en plusieurs royaumes dont Pelounde, Babock, Canchungo, Thiour, Calequisse, etc. Toujours selon ces mêmes sources anthropologiques, le Diola serait issu du même terroir d’Afrique Centrale et aurait également emprunté le même itinéraire pour s’installer en Casamance. Et ces sources empiriques de supposer que le Diola et le Manjack sont issus d’un même ancêtre. La séparation au cours du périple aventurier ne s’est faite qu’à partir du Fouta Jaalon : celui qui est devenu Manjack aujourd’hui, s’installa dans la région de Cacheu et le Diola lui, a continué son chemin pour s’installer en Basse-Casamance. Cette thèse sur le lien parental entre les 2 communautés semble plausible sur certains fondements :

-          le vocabulaire très apparenté du Diola et du Manjack,

-          l’origine de la dénomination du Diola par le Manjack,

-          la similarité dans la pratique de plusieurs rites traditionnels, etc.

Pour rappel, le Manjack appelle le Diola « NA-TCHOUKI », terme qui signifie littéralement « ancêtre », « le premier ». Il est donc intéressant de savoir pourquoi le Manjack appellerait le Diola  Na- Tchouki (l’Ancêtre) ». Voilà un sujet qui peut inspirer des chercheurs anthropologues, sociologues, ethnologues.

Dans la même foulée d’exemples historiques sur l’origine des peuples, les Peulhs eux-aussi, viendraient de l’Afrique  du Nord, passeraient vers l’Erythrée, l’Ethiopie, le Soudan,  avant de suivre l’itinéraire Tchad, Niger, pour descendre vers la zone qui est devenue de nos jours la Guinée-Conakry avant de se retrouver ensuite vers la zone de Bafata en Guinée-Bissau et remonter  plus tard vers la Haute-Casamance (actuelle région de Kolda). Idem encore pour le peuple Balante qui viendrait de la même zone d’Afrique Centrale notamment vers le Bénin et qui, dans cette aventure, s’installera dans cette autre partie de l’actuelle Guinée-Bissau communément appelée Pays-Balante et ce, avant d’occuper l’axe du littoral Sud de la Casamance aujourd’hui dénommé Balantacounda dans la Moyenne-Casamance qui était jadis occupée par les Baïnounck qui y ont été chassés. Toutes ces trajectoires des migrations de nos peuples,   nous conforte dans la thèse que l’origine de l’humanité se trouverait en Afrique du Nord. Bref, tous ces rappels historiques ne sont pas anodins, Dr Ndiaye, pour prouver encore une fois qu’une étude, qu’elle soit sociologique, philosophique, psychologique, etc., exige des référents historiques reposant sur de réels fondements empiriques. Ce qui fait d’ailleurs dire à un aîné, Dr en Sociologie, que « Comme dans tout travail scientifique, le chercheur doit mûrir sa réflexion du sujet et aiguiser ses méthodes d’investigation pour espérer apporter des résultats convaincants ».

Bref, revenons à « nos moutons », Dr Ndiaye. Je tiens à rappeler que la communauté Manjack est l’une des plus adeptes de la monogamie et ce, pour avoir été l’une des premières communautés d’Afrique Noire à avoir très tôt embrassé la culture occidentale. Ce n’est pas gratuit si les Manjacks portent essentiellement les noms Gomis, Corréa, Mendy, Da Sylva, Vaz, Monteiro, etc., qui sont d’origine occidentale et en l’occurrence Portugaise et Corse. Avant la rencontre avec le Missionnaire occidental, les Manjacks s’appelaient comme les Arabes : un tel d’un tel.  On pouvait en effet ajouter au prénom de l’individu, celui de sa maman, de son papa  ou de son mari lorsqu’il s’agit d’une femme. Cette forme d’appellation est d’ailleurs toujours actuelle.

Le manjack reste fortement attaché à certaines valeurs morales et jusqu’à nos jours, le débat sur la sexualité reste tabou. Contrairement à ce que vous insinuez Dr Ndiaye dans votre analyse très approximative, il n’existe que 2 types de mariage chez le Manjack : le mariage d’amour et le mariage de raison – sachant que ce dernier prime sur le premier dans la tradition Manjack. Si le mariage d’amour émane du libre choix de la jeune fille et du garçon, le mariage de raison quant à lui, émane du choix des parents des deux. Lorsque le père du jeune garçon juge que son fils a enfin l’âge de se marier, c’est lui qui va à la recherche d’une fille idéale pour lui. Le choix de cette belle-fille ne se fait pas au hasard. Parfois même, lorsque les 2 familles ne se connaissent pas suffisamment, il s’avère indispensable de consulter un charlatan ou d’autres forces mystérieuses pour connaitre le sort réservé à l’avenir de cet éventuel couple et ce, au-delà même de l’enquête de moralité sur les deux familles respectives.  Tout détail est important : vertu, travail, pureté, etc. Pour être court sur ce sujet très long qui mérite un sujet de thèse, Dr Ndiaye, le mariage manjack repose sur un certain nombre de valeurs tant en ce qui concerne les futurs mariés que pour leurs familles respectives. Parfois même, l’on remonte jusqu’aux familles maternelles des deux futurs mariés et aux arrières grands-parents.

Dr Ndiaye, la grossesse hors mariage faisait l’objet d’un tribunal populaire. Et pas le moindre ! Lorsqu’une fille était enceinte, c’était tout un protocole qui était suivi pour aboutir à une audience publique dans le village. D’abord, lorsque les rumeurs commencent à courir sur une probable grossesse d’une jeune fille dans une famille, c’est la « vieille-mère » de la maison comme on le dit dans notre jargon, qui porte l’information au niveau du père de famille. Ce dernier se charge ensuite d’aller informer le chef du quartier, du village ou le roi.

C’est la haute autorité  du village ou du quartier qui convoque une audience publique où est convié tout le public adulte. A la place publique, la jeune fille et le garçon auteur de la grossesse sont interrogés par un jury composé à cette fin et présidé par le chef de village ou le roi. Ils doivent expliquer comment ils sont arrivés à commettre un tel délit, où, quand et comment ils se rencontraient. Après cette audience publique, les 2 jeunes doivent prendre un bain de purification au niveau d’une intersection d’au moins deux routes et à l’issue duquel une sévère correction leur est infligée. Ce n’est pas n’importe quel individu qui leur fait prendre ce bain : il faut un spécialiste (en général une vieille mère) qui connaît le secret des plantes  médicinales et purificatrices. Ensuite, une amende est taxée à la famille du jeune garçon. Celle-ci n’est jamais en numéraire car chez le Manjack, l’argent est un pouvoir de corruption. S’attachant à la valeur « travail », toutes les amendes chez le Manjack sont exclusivement en nature. C’est le chef du village ou le roi qui détermine la nature de l’amende : un bœuf, une chèvre, des vivres, en plus des pagnes etc.

La grossesse hors mariage peut être source de tension entre les 2 familles. La famille de la jeune fille étant déshonorée, celle-ci peut parfois avoir du mal à panser sa plaie et les histoires de maraboutage ou de sorcellerie pourraient même en découdre.

C’est pourquoi, très souvent, quand un garçon engrossait une fille  dans un village,  celui-ci était parfois contraint de s’exiler pour éviter certains mauvais sorts que pourrait lui jeter la famille de la jeune fille. Au mieux des cas, lorsque les 2 familles se vouent beaucoup d’estime ou lorsqu’une attache parentale les lie, alors, on obligeait dans ce cas le garçon d’épouser la fille. Cette solution est le moindre  mal car une fille qui a un enfant hors mariage, a très souvent du mal à trouver un mari qui serait de sa génération. D’ailleurs même si elle pouvait avoir la chance d’en trouver, ce sont les camarades de la génération de celui-ci qui vont le dissuader et ce, en se moquant de lui de vouloir épouser une fille impure ou « une femme d’occasion » comme on dit. Sinon, lorsqu’elle a la chance de trouver un mari, elle ne pourra se contenter d’un mari qui a l’âge de son papa ou même plus. C’est une sanction ! C’est pourquoi, Dr Ndiaye, il était rare d’entendre parler d’état de grossesse d’une jeune fille dans la communauté manjack. Les statistiques sont très faibles.

Dans la communauté manjack, depuis la nuit des temps jusqu’à nos jours, 2 types de femmes ont du mal à trouver un mari : une fille qui a conçu un enfant hors mariage et une femme divorcée. A moins que la première ait la chance d’épouser le père de son enfant et que le divorce de la seconde n’émane pas d’un scandale moral. C’est vous dire Dr Ndiaye, que votre analyse ne repose sur aucun fondement encore une fois. Un chercheur doit éviter des raccourcis surtout pour des sujets aussi sensibles qui touchent la moralité d’une communauté. Ce qui est dommage et le constat est amer, c’est qu’une partie de l’élite politico-intellectuelle est en train d’ériger notre cher Sénégal en une république des vanités et du mensonge. Côté politique, il faut juste faire preuve de « Degueur-fiit » pour se faire même nommer ministre de la république. Côté intellectuel, une partie de l’élite se borne à la production intellectuelle dénuée de toute rigueur scientifique et ce, pour la simple visée d’être repéré. En ce sens, ces dernières années, le pays compte tellement de pseudo-intellectuels portant l’étiquette de consultants, de sociologues, de psychologues, de politologues ou de spécialistes de tous bords. Du coup, on écrit n’importe quoi et on dit n’importe quoi. Le bouillonnement du paysage politique sénégalais s’explique d’ailleurs très clairement par le comportement de la société car ça va dans tous les sens. Et c’est la raison de ma peur ! L’exigence qui s’impose, c’est que chacun s’évertue à faire mieux dans ce qu’il sait faire et reste à sa place. Dr Ndiaye,  l’histoire nous prouve que le bouleversement du monde entre les 2 guerres mondiales, est en partie dû aux écrits. Méfions-nous donc à faire passer le culte de la médiocrité car le Sénégal et l’Afrique attendent beaucoup plus l’élite intellectuelle  sur des réflexions concrètes sur nos Etas et notre continent. Elle se doit de rétablir la conscience historique du continent noir mais aussi et surtout de l’aider à surmonter les clivages de nos réalités ethnoculturelles car vous n’êtes pas sans savoir, Dr Ndiaye, que la formation (politique) de nos nations repose sur de simples acceptions subjectives. Certes, du point de vue culturel, l’Afrique est plurielle mais que l’on sache que ce fait n’est pas exclusivement positif.  L’handicap se pose en effet, au niveau de la constitution même de nos nations qui nous ont été imposées par l’Occident lors du partage du continent et ce, sans aucune prise en compte de nos réalités socioculturelles et ethnolinguistiques. Et c’est dans ce sens que l’élite intellectuelle a un rôle à jouer ; sinon, si elle ne prend pas ses responsabilités pour instaurer un débat ouvert et de qualité qui prêche par des actes exemplaires et des réflexions sur le sens de l’Etat-nation et sur les questions de développement économique et social, alors, il ne faudrait pas s’étonner de l’affaissement de la citoyenneté consciente devant se démarquer des proclamations et des discours diffamatoires et incitateurs de haine. A bon entendeur, Salut, Dr Ndiaye !

Par Toumany MENDY, Paris

totomendy@yahoo.fr

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9 Commentaires

  1. Une réponse bien argumenté et efficace. Merci à Mr Toumany MENDY pour cette article, d’avoir remit en place ce Dr ignorant, qui ne connaît rien à notre culture manjak, qui ce permet de juger et critiquer les bases de notre tradition Manjak.
    Je répond à ce DR Ndiaye:  » La critique est facile mais l’art est dificile »…repartez au banc de l’école car nous, la nouvelle génération Manjak nous ne fermerons pas les yeux, ni resterons sourd sur des paroles malsaines qui tentent de dénigrer un individu, un peuple.

    Mle C.Mendy membre de l’association O’Wejat kajinjassa

  2. MERCI Mr TOUMANY POUR AVOIR PARLER AU NOM DU PEUPLE MANDJACK. ET VOUS SAVAIT QUOI MOI JE COMPTE REPRENDRE MON VRAIS NOM ET ME DEBARASER DE CE NOM D’EMPRUN. ET ENCORE MERCI

  3. VOILA UNE RÉPONSE CLAIRE, PRÉCISE ET NET;;;UNE RÉPONSE QUI FAIT PLAISIR A LIRE CAR SON ÉNONCÉ EST CLAIR ET ON VOIT QUE LE FRÈRE SAIT DE QUOI IL PARLE…CERTAINS AFRICAINS QUEL QUE SOIT LEUR DEGRÉ D’ÉDUCATION SE COMPLAISENT DES FOIS DANS UNE SORTE DE MALHONNÊTETÉ INTELLECTUELLE QUI N’EST PAS SANS RAPPELER CERTAINS DISCOURS DE NOS EX COLONISATEURS SUR DES PEUPLES QU’ILS ONT A PEINE PRIS LE TEMPS D’OBSERVER, D’ÉTUDIER LA CULTURE ET LES MŒURS….NOUS AFRICAINS DEVONS ENCORE PLUS EN CES PÉRIODES TROUBLES OU LES DISCOURS DE HAINE SE BANALISENT, FAIRE PREUVE DE VIGILANCE SUR LA FAÇON DONT NOUS PARLONS DE NOUS MÊME AFRICAINS……XAM SA BOP BAAX NA……MANJAKU MËN BËNU…BARAN TOUMANY POUR TON ARTICLE…

  4. M. Ndiaye veut passer sous silence que les mauvais comportements sexuels de la jeunesse sénégalaise ont pris naissance sous l’influence des jeunes manjacks . Alors M .Ndiaye il est grand temps pour vous d’approcher une quelconque famille manjack afin de vous rendre-compte que vous avez été débile en affirmant de tels propos ; de plus vous aurez certainement la chance non seulement de vous corriger mais aussi de renchérir l’ exposé de M Toumany Mendy sur la culture manjack, voire d’en faire votre nouvel objet d’études. Ceci étant fait , vous allez surement présenter votre mea culpa à toute la communauté manjack afin de suppléer votre honnêteté intellectuelle. Merci à vous Toumany Mendy et à tous ceux qui ont contribué.

    M ADRIEN MENDY : membre de la Jeunesse Thiour Dakar (JTD)

  5. MERCI BEAUCOUP MR TOUMANY MENDY POUR CETTE REPONSE BIEN ARGUMENTé le dr Ndiaye ne sait pas qu’est-ce qu’il dit il raconte n’importe quoi. il faut bien savoir des choses avant de parler ok dr! moi ça me déplais dentre ces bétises que vous dit sur la communauté Manjaque. (Ndiago bougle togne)je suis fier d’etre Manjaque.merci encore mr T.M JE VOUS SOUHAITE BON COURAGE ET BONNE CONTINUATION DANS TOUT CE QUE VOUS FAITES.

  6. Merci pour la lecon de morale r Gomis.j ai bcp de respect pour toutes les communautés du Senegal.le senegal est un et indivisible evitons par consequent les amalgames.Mme Ndiaye la prochaine fois,je vous exhorte a un peu plus de rigueur dans vos recherches

  7. merci pour cette argumentation rigoureuse qui vient d’éclairer les zones d’ombre qui rogner autour de ce sujet. Un chercheur digne de ce nom doit aller recueillir la bonne information dépasser le sens commun, l’opinion car cette dernière » pense mal elle ne pense même pas elle ne fait que traduire les besoin en connaissances » pour reprendre les mots de GASTON BACHELARD. Un bon chercheur doit déchiffrer les fait latents et non pas de se limiter sur les faits manifestes. En d’autres termes il fallait Dr Ndiaye développer ce que Max Weber appelle la neutralité axiologique vous êtes un chercheur et non pas l’homme du sens commun. Toutes les cultures se valent et d’ailleurs nous vivons sous l’ère du relativisme culturelle. Évitons de se précipiter a se prononcer sur des sujets aussi sensible qui peut affecter tout un peuple dans la mesure ou nous ne maîtrisons même pas la notion de culture. Les Manjaques méritent du respect car étant l’un des peuples qui ont leur emprunte a l’histoire de l’humanité et celle de l’homme noire en particulière.

  8. merci pour cette argumentation rigoureuse qui vient d’éclairer les zones d’ombre qui rogner autour de ce sujet. Un chercheur digne de ce nom doit aller recueillir la bonne information dépasser le sens commun, l’opinion car cette dernière » pense mal elle ne pense même pas elle ne fait que traduire les besoin en connaissances » pour reprendre les mots de GASTON BACHELARD. Un bon chercheur doit déchiffrer les fait latents et non pas de se limiter sur les faits manifestes. En d’autres termes il fallait Dr Ndiaye développer ce que Max Weber appelle la neutralité axiologique vous êtes un chercheur et non pas l’homme du sens commun. Toutes les cultures se valent et d’ailleurs nous vivons sous l’ère du relativisme culturelle. Évitons de se précipiter a se prononcer sur des sujets aussi sensible qui peut affecter tout un peuple dans la mesure ou nous ne maîtrisons même pas la notion de culture. Les Manjaques méritent du respect car étant l’un des peuples qui ont leur emprunte a l’histoire de l’humanité et celle de l’homme noire en particulière.

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