Du collège Jean de la Fontaine à l’Université Amadou Hampathé Bâ

Michel Claver Gbaya, près de cinquante ans qu’il sème

 

D’extension en extension, rien ne semble arrêter, Michel Claver Gbaya, un des pionniers de l’école privée au Sénégal dans sa volonté de répandre le savoir afin de permettre aux jeunes africains de répondre présents aux défis du 21éme siècle. Les 10 ans de l’université Amadou Hampathè Bâ et la cérémonie de remise de diplômes aux récipiendaires ont été célébrés avec faste, hier, samedi en présence du Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement Supérieur et du Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Mactar Diop.

 

Un énorme chapiteau avait été dressé sur la cour de l’établissement pour accueillir parents, étudiants, amis, corps professoral, invités ; bref, la fête était belle et par le talent, Maïmouna Bâ Gueye avait fini de mettre d’accord, tout ce beau monde en étant sacrée major des major, autant dire, la meilleure étudiante de l’université Amadou Hampathé Bâ.

Du côté du président Michel Claver Gbaya, la charge émotionnelle était à son comble et les mots étaient difficiles à trouver pour exprimer ses sentiments : « chaque année, nous organisons une cérémonie de remise de diplômes, mais pour les 10 ans, nous les avons jumelé. Cela me permet de penser également à tous ceux qui étaient avec moi lors de l’ouverture de l’établissement Jean de la Fontaine. »

Revenant sur les débuts au Sénégal, Michel Claver Gbaya a soutenu : « nous avions démarré avec un bâtiment, puis, nous avons fait des extensions pour en arriver là ; c’est dire que nous avons économisé tout ce que nous gagnions. »

Saluant les performances du groupe, le président déclarant justifie : « en 10 ans, nous avons réalisé des performances avec à la clé, 13 diplômes validés au Cames, cela permet aux étudiants de pouvoir postuler un peu partout. Une fois, sortis de l’université, les étudiants sont opérationnels car nous avons adopté, le nouveau système LMD depuis 2006. Les diplômes sont donc professionnalisés et après la formation, ils arrivent sur le marché du travail, opérationnels du fait des exigences du Cames. »

S’exprimant sur les perspectives, Michel Claver Gbaya a mis en exergue, la nécessité de renforcer les filières scientifiques à l’image de l’agro industrie en collaboration avec l’Institut de Technologie Appliquée. Il en est également de même pour l’ouverture d’autres universités en Afrique car, les anciens plaident pour cela surtout au Gabon. Les filières telles que la médecine sont font également partie de nos projets. »

Enfin, le social a aussi sa place dans le cadre de la responsabilité sociétale d’entreprise : « beaucoup d’étudiants sont pris en charge, et certains bénéficient de tarifs très bas. Nous avions recueilli à l’époque, des étudiants haïtiens qui étaient plus d’une centaine, confiera, le recteur, Mamadou Mansour Kane. »

Ibrahima Diop

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