L’Afrique et la saleté, une histoire d’amour?
C’est terrible et choquant à le dire, l’Afrique noire est sale ! De nombreuses capitales africaines se sont érigées en chantre de l’ordure en putréfaction et des odeurs pestilentielles, témoins d’une insalubrité quasi-culturelle. Et la saleté s’épanouit allégrement partout : au cœur des ménages, dans les restaurants, le long des rues, aux abords des lieux de culte, etc. Il est hallucinant de voir comment les Africains vaquent avec insouciance à leurs occupations autour d’une flaque d’eau nauséabonde ou d’un tas de détritus. Certes, on retrouve des localités où les populations, avec ou sans l’Etat, tentent d’assainir le cadre de vie, mais, fondamentalement, l’insalubrité prédomine.
Il est impossible de mettre de la propreté la où les hommes ne sont pas organisés et disciplinés. Dans des villes comme Conakry, Freetown, Khartoum, Kinshasa, Monrovia,…des habitations spontanées défient les normes les plus élémentaires de salubrité et de sécurité, sous le regard nonchalant des autorités. Dans d’autres comme Abuja, Cotonou, Ouagadougou,…les restaurants spontanés sur la voie publique et la floraison des vélos-taxis vrombissants et polluants entretiennent une pagaille devenue routinière. Dans certains pays, les autorités sont occupées à ériger des monuments pour épater les électeurs plutôt qu’à rétablir l’ordre public dont la salubrité publique est une composante essentielle. C’est ainsi qu’à Dakar, on s’emploie à construire une des plus belles corniches du continent, alors qu’à quelques mètres de là gisent des quartiers comme la Médina, temple des odeurs incommodantes où des eaux insalubres stagnent même en saison sèche, mais aussi Reubeuss, siège d’un chaos souverain.
La malpropreté du cadre de vie est un signal de la conduite des hommes qui y vivent. Au-delà de la défaillance des services de ramassage des ordures, elle est révélatrice de l’indiscipline, de l’incivisme et de la désinvolture des populations. Les gouvernants des pays sales n’ont pas assez de temps pour relever le défi, car eux aussi se sont volontairement embourbés dans une insalubrité politique caractérisée par la rapacité financière, la décapitation des opposants, les tueries puériles pour un morceau de pouvoir, la gestion familiale du pouvoir de l’Etat.
Cette saleté s’exporte allégrement hors des frontières de l’Afrique. En France par exemple, les Africains ont transformé Barbès et Château Rouge en une pétaudière où la cacophonie et la confusion se prélassent le long des rues commerçantes. En banlieue parisienne, des immeubles horriblement délabrés sont pris d’assaut par des Africains qui dorment comme des sardines dans des pièces exigües. La pauvreté est assurément un facteur explicatif, mais elle reste irrecevable comme fait justificatif. Si le tapage et la pestilence persistent dans les milieux africains, c’est moins en raison de la pauvreté que du refus de l’ordre. Il est parfaitement possible d’être pauvre et de rester propre et digne.
Si on veut contribuer, sincèrement, au développement de l’Afrique, ce sont ces vérités qu’il faut oser soulever. Il n’y a aucune honte à reconnaitre ses tares lorsqu’on se propose de les combattre. La critique est sublime lorsqu’elle est constructive.
Rosnert Ludovic ALISSOUTIN
Consultant international
grefroska@hotmail.com

Enfin, quelqu’un pour denouncer ce fleau. Tres bien ecrit. Ce sera it bien que nous le lisions tous. Merci d’aider a lever les consciences.
Je suis entièrement d’accord avec vous et je vous soutient lorsque vous dites qu il est parfaitement possible de rester propre et « digne » en étant dans le besoin … Moi même étant issu d’ une famille très modeste je me souviendrait toujours des conseils de mes parents et grands parents sur l hygiène et la propreté , particulièrement avant les repas et la messe cela va de sois … Mais je trouve votre petit article tout a fait tendancieux et ethnocentrique … Il est bien facile de porter des jugements sur la facultés des africains a gérer leurs déchets lorsque l ont habite sans doutes sois même a Paris dans un immeuble dont le syndicat des colocataires est abonné aux services des éboueurs de la ville de Paris dont je tient a saluer le travail et peut être même j oserai vous faire remarquer que ce sont bien souvent des travailleurs noirs qui s occuperont de faire disparaitre vos ordures sans quoi monsieur je vous assure que vous ne tarderiez pas a sentir les mêmes odeurs si ce n est pire au vue de notre alimentation occidentale et de notre gaspillage qui dépasse de loin celui des africains… Si les grandes villes du continent noirs sont encombrées par les détritus et parfois c est vrais irriguer de si de la par une évacuation des eaux usées saturée en mauvais état ou inexistante c est avant tout la faute des dirigeants corrompus qui n allouent aucuns deniers a la réalisation de projets sociaux tel que la gestion des ordures.. A cela vient s ajouter Des facteurs inhérents a l économie des pays en voie de développement .. Je vous rappelle que Paris ne s est pas faites en un jour … Méditez la dessus monsieur