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Les élections présidentielles américaines, comment ça marche ?

Tout ce qu’il faut savoir sur l’élection du Président des Etats-Unis

Le « POTUS » est élu indirectement par des grands électeurs, formant le collège électoral. Bleu ou rouge, telle est la question qu’il faudra trancher. Attention toutefois aux swing states qui maintiennent le suspense jusqu’au compte final des certificates of vote. Parfois, c’est « too close to call » donc il faut comptabiliser les voix à nouveau. Avouons le, tout ceci est un peu du charabia. Petites explications pour mieux comprendre comment marchent les élections américaines.

Avant – A vos marques…

Les différentes étapes des primaires pour désigner le candidat à l’investiture

Les primaires/caucus

Les primaires débutent en janvier de l’année électorale. Les primaires sont tenues dans la plupart des états et servent à désigner les délégués qui se rendront à la convention de leur parti.

Dans quelques états, les primaires prennent la forme d’un caucus : les électeurs se rassemblent dans des salles ou espaces municipaux et désignent (par exemple à main levée) le candidat de leur choix.

Les délégués

Les délégués ont souvent prêté allégeance et seront désignés soit en proportion du nombre de votes, soit selon le « winner-take-all » où celui qui remporte la majorité remporte le total des voix.
Le nombre de délégués par état est proportionnel à sa population.

Super Tuesday

Ce mardi très spécial est probablement celui le plus attendu de l’année pour les partis politiques. Journée intense qui vaut presque un jour de Superbowl ou de finale de basketball, les américains suivent avec passion la désignation des candidats à l’élection présidentielle. Généralement, ce « super Tuesday » a lieu le deuxième mardi de mars.

Les conventions

Les candidats aux élections présidentielles représentent presque toujours les deux partis principaux : les Démocrates (en bleu, symbolisés par un âne), et les Républicains (en rouge, symbolisés par un éléphant). Lors de leur convention en août de l’année électorale, ils se réunissent et désignent le candidat qui représentera leur parti lors des élections en novembre.

La campagne est officiellement lancée, que le meilleur gagne !

La campagne électorale : par ici la monnaie

Le financement 

Les campagnes américaines sont connues pour être assez intenses – voire envahissantes. Le processus s’entame de nombreux mois avant la date fatale, et des millions de dollars sont déboursés en affiches, gadgets, spots TV, textos…

Le financement des campagnes est toutefois régi par la loi, le Federal Campaign Election Act de 1971. Cette loi exige des candidats qu’ils révèlent les sources de leur financement et la façon dont ils ont reçu leurs contributions, mais également la manière dont ils souhaitent utiliser ces fonds.

Pour info, en 2012, le parti Républicain a reçu 536,6 millions de dollars, dont plus de 50 millions du Texas, et le parti Démocrate 632,2 millions (contre plus d’un milliard en 2008) dont plus de 80 millions de la Californie (plus de détails sur  Fec.gov).

Les PACs et les Super PACs

On ne parle pas ici de vivre ensemble sans être passé devant le prêtre mais bien des Political Action Committees, ces géants derrière les élections présidentielles. Ces comités d’action politique soutiennent ou barrent la route aux candidats, financent les campagnes, et ont une certaine influence sur les résultats. Les montants qu’ils peuvent allouer à un parti, ou qu’ils peuvent recevoir, sont toutefois limités.Depuis un arrêt de la Cour Suprême des Etats-Unis de 2010, les dons que peuvent recevoir les « super PACs » ne sont en revanche plus limités. Ces PACs peuvent alors empocher des millions, mais doivent déclarer l’identité de leur généreux bienfaiteur à la FEC.

Les débats : des hauts et des bas

Les débats sont bien entendu un tournant décisif dans la campagne présidentielle. Ils durent généralement 90 minutes, et les candidats ont deux minutes – tout est relatif – pour répondre aux questions posées par le « moderator », qui veille à ce que les échanges restent, disons, « civilisés ». Les sujets concernent notamment les politiques internes et étrangères.

Ces débats sont sponsorisés et produit par la CPD, Commission on Political Debates depuis 1988. Plus d’infos sur le site officiel : Debates.org.

Pendant – Aux urnes, Citoyens !

538 grands électeurs

Citoyen – grands électeurs – président

Lorsque les citoyens américains se rendent aux urnes, ils ne désignent pas directement leur président et vice-président ; ils vont voter pour les électeurs formant le collège électoral de leur état, qui lui va voter pour le président.

Des électeurs pour chaque état

Le nombre d’électeurs formant ce collège est désigné par la Constitution : 435 Représentants, 100 Sénateurs + 3 pour le District de Colombia = 538.

Les territoires américains ne sont pas représentés ; ce sont les territoires situés dans les Antilles ou l’Océan Pacifique, qui ne dépendent d’aucun des 50 états (Guam, Porto Rico, les Samoa Américaines…).

Un nombre de représentants proportionnel à la population de chaque état

Le nombre d’électeurs par état varie en fonction de sa population : 3 pour l’Alaska, le Wyoming ou le Vermont, et un maximum de 55 pour la Californie.
C’est aussi 29 grands électeurs en Floride et à New York, et 16 en Géorgie. Voir une carte détaillée sur le site :  RealClearPolitics.com.

Le collège électoral

Les électeurs formant le collège sont généralement choisis par le parti politique auquel ils appartiennent dans les mois précédant les élections. Ils peuvent être par exemple des officiels élus, les dirigeants du parti, ou des personnes ayant une affiliation politique avec le candidat. Ils ne peuvent ni être un Sénateur, ni un Représentant, ni un membre d’une « Office of Trust or Profit » (ce sont les personnes ayant un emploi gouvernemental).

Winner-take-all

La plupart des états (48 et le District de Colombia) choisissent les électeurs du collège selon le système « winner-take-all » : le candidat qui remporte le plus de votes remporte le support de tous les électeurs de cet état.

Swing States

Ce sont ces états sur lesquels on ne saurait compter. Littéralement « états balançoires », ils sont un coup bleu, un coup rouge (surnommés poétiquement états « violets »), et constituent l’ennemi des candidats. Ces derniers concentrent souvent leurs efforts sur eux, et tâchent de les convertir à leur couleur.

Les états réputés pour leur tempérament versatile sont notamment la Floride et l’Ohio, mais aussi la Caroline du Nord, la Virginie, le Wisconsin, le Michigan, le Nevada, la Pennsylvanie, l’Iowa ou encore le Colorado. Pour une carte plus détaillée de ces états, voir sur le site :  Politico.com/2012-Election/Swing-State/

A l’opposé, la Californie est connue pour être profondément démocrate, et le Texas inconditionnellement républicain.

Par un mardi de novembre

Selon la loi fédérale, le jour des élections a ensuite lieu le mardi suivant le premier lundi du mois de novembre.Les résultats donnent alors une idée plutôt claire du vainqueur final : les grands électeurs sont censés voter selon les préférences des citoyens de l’état qu’ils représentent, mais aucune loi fédérale ne les y oblige. Néanmoins, ils suivent ce choix dans 99% des cas.

Par un lundi de décembre

Les collèges se réunissent ensuite dans la capitale de leur état le premier lundi suivant le deuxième mercredi du mois de décembre. Ils votent alors pour le président et le vice-président, sur bulletins séparés.

Après – 269+1=270

Too close to call

Le résultat obtenu est plus que serré et se joue à une poignée de voix près : on ne saurait dire qui remporte l’état. Il faut alors recompter, et le second résultat peut même différer du précédent.

En l’occurrence, on se rappelle du cas Al Gore versus Bush en 2000 en Floride, qui avait vu Al Gore remporter l’état lors du premier comptage, mais son adversaire prendre le dessus lors du second, et remporter l’élection.

Et le vainqueur est…

Le président et le vice-président élus sont ceux qui remportent la majorité des votes des grands électeurs, soit plus de 270. Si aucun candidat à la présidence ne remporte la majorité, le choix est laissé à la Chambre des Représentants ; concernant la vice-présidence, le choix appartient au Sénat.

La « transition »

C’est la période pendant laquelle le nouveau POTUS – President Of The United States – prend possession, ou continue de jouir, de sa fonction. Du résultat des élections de novembre au jour où il prête serment, il s’organise : il nomme son cabinet, prépare son gouvernement, et gère le personnel de la Maison Blanche.

Les élections 2012 en quelques dates

6 novembre 2012

Jour officiel des élections où les citoyens votent indirectement pour le président et le vice-président de leur choix, mais aussi pour 435 membres de la House of Representatives et un tiers du Sénat, ainsi que des fonctionnaires.

17 décembre 2012

Les électeurs se regroupent et désignent le président et vice-président de leur choix, sur des « Certificates of Vote ».

26 décembre 2012

Date limite pour recevoir les votes.

6 janvier 2013

Le Congrès se réunit et compte les voix. Le vice-président (le président du Sénat) préside la session et annonce le résultat : le président et le vice-président des Etats-Unis sont alors nommés.

13 janvier 2013

Le président élu prend ses officiellement ses fonctions et prête serment.

 

Suivre les résultats en direct :   http://www.politico.com/

 

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