Résultats du projet de promotion de la souveraineté alimentaire par la valorisation des céréales locales du Sénégal

C’est la seule voie de salut pour notre pays

177 milliards Fcfa d’importations de blé pour l’exercice 2016 et bonjour, le déficit des comptes extérieurs. Le Sénégal de par l’augmentation substantielle de sa population et donc de ses besoins a vu la courbe des importations monter en flèche. De 216465 tonnes en 2000, les importations ont atteint un peu plus du double soit 573435 tonnes en 2016. Et les prévisions les plus pessimistes font état d’un chiffre astronomique de plus de 3 millions de tonnes de blé à importer d’ici une trentaine d’années. En organisant cet atelier de partages, le Fongs qui est un des membres du Cncr et dont la structuration est transversale c’est à dire qu’elle englobe toutes les filières, a voulu partager les enjeux, les objectifs et les mécanismes de mise en œuvre ainsi que les limites.  

Le Fongs fait la promotion de la souveraineté alimentaire, un stade supérieur à la sécurité alimentaire. Or, le dit projet vise à l’atteinte des objectifs portant sur la réduction des importations de blé sachant qu’avec les changements alimentaires ont fait pénétrer le pain jusque dans les foyers les plus reculés du pays. Il est vrai même s’il arrive avec des journées de retard, le pain arrive tout de même c’est dire qu’il est devenu une denrée plus que prisée surtout que les véhicules y déversent de grandes quantités. La solution passe par l’incorporation de céréales locales dans la panification. Deux solutions s’offrent alors, booster la production locale de céréales et surtout diminuer les importations de blé.

Sol, une association française, partenaire du projet  ayant montré son vécu en la matière, vient en appoint dans la recherche action en milieu rural. Sont ciblés, les acteurs de la chaine de valeur à savoir, les producteurs, les transformateurs et transformatrices et les boulangers dans les régions de Kaffrine, Thiès et Kaolack. Le projet qui a démarré en 2015 pour un coût global de 350 millions F est prévu pour une durée de 3 ans avec une demande insistante pour sa prolongation de la part des acteurs.

L’objectif étant d’arriver à un taux d’incorporation de 50% de blé et de céréales locales. Certes, un pari pas impossible à réaliser qui plus est lorsque le temps est donné pour retrouver des habitudes d’antan. Il est à noter également que dans nos pays, les campagnes de promotion sont le plus souvent le fait de la filière riz. Il s’y aoute aussi qu’une meilleure production doit être corroborée par une valeur ajoutée et non pour l’autoconsommation.

C’est pourquoi, Mass Gningue, producteur affilié et chargé de projet de valorisation des céréales locales, a soutenu en substance : « l’atelier était destiné aux partenaires, ministères, société civile et aux acteurs. Le processus de substitution du blé par les céréales locales doit se développer en termes d’acquis grâce à l’Ancar qui apporte l’appui technique et l’Isra pour le choix des variétés. » Et Mass Gningue de poursuivre : « nous devons également renforcer les capacités des acteurs sachant que les céréales locales apportent un supplément nutritionnel, accroit les revenus des acteurs et fixe les populations dans le terroir. »

Ibrahima Diop

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