Après le passage de l’ouragan « Me Abdoulaye Wade » à Dakar

coalition wattu sénégal avec em abdoulaye wade

Benno Bokk Yakkar « panse ses plaies »

Ils sont groggys, abattus, saoulés de coups, les leaders de la Coalition Benno Bokk Yakar, alors que ce n’était juste qu’un signe avant coureur de ce que les 2 moitiés du Sénégal, pensent secrètement ou ouvertement. Une colère retenue, un mal vivre sans perspectives, une résignation dans la prise de décisions, le défaitisme ; il ne fallait qu’un catalyseur, un homme de la dimension de Me Abdoulaye Wade, pour déclencher et réveiller tous les sentiments et ressentiments. La déferlante d’hier devra être prise comme un avertissement à moins de compter sur les « aboyeurs » si prompts à répliquer en passant outre, l’expression populaire.

Attention, le peuple a parlé et il a reparlé. Un seul homme en la personne de Me Abdoulaye Wade a su et a pu cristalliser tout cet océan de rancœurs et de frustrations contenues. Tel un messie, l’ancien président de la République qui avait laissé le Sénégal dans une relative embellie économique, voit son œuvre détruite, déstructurée, dilapidée et vendangée. Si vous y associez, un taux de chômage des jeunes qui a presque doublé selon l’Ansd, un déficit des comptes extérieurs, un niveau d’endettement inquiétant ; tous ces ingrédients ont fini de faire sortir, Me Abdoulaye Wade de sa semi retraite pour retrouver les vertus d’opposant et de défenseur de son bilan. Le Sénégal qui avait quitté le cercle des pays les moins avancés y est retourné sans gloire.

Au-delà de toutes considérations politiques ou partisanes, l’expression populaire a envoyé un signal fort. Emergencistes ou théoriciens du Yonou Yokouté et autres rhétoriciens sur fonds de slogans creux doivent analyser et interpréter l’alerte. Que cela se traduise dans les urnes et le pays sera le théâtre d’une dyarchie dans l’exécutif. Le contraire signifierait ni plus ni moins, une confiscation de la volonté populaire. Si les premiers cris de « sauvez nous, président Wade » sont venus de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, haut lieu et théâtre des militants du pouvoir, ont dévêtu leurs chasubles et autres tenues de travail, pour aller vers Me Abdoualye Wade ; il y a matière à réfléchir.

Réfléchir et non sortir des subterfuges, genre, Me Abdoulaye est vieux, il appartient au passé, il est usé, il a plus de 90 ans. Le réveil risque d’être brutal pour ceux là qui loin de voir la vérité et l’évidence, minimisent ou réduisent les faits à un simple « accident  politique ».

Ibrahima Diop

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