Carole Agringo, juriste Kenyane et consultante à Equality Now : « Il faut appliquer des peines plus sévères à l’endroit de certains adultes qui violent les mineures »

Plus elles en ont plus elles en veulent, qui arrêtera l’infernale machine à revendiquer des femmes subitement devenues boulimiques après les acquis obtenus dans bien des domaines. La récente rencontre organisée par l’Association des Juristes Sénégalaises a permis à un parterre de juristes venus d’horizons divers d’échanger leurs expériences respectives sachant que le combat est commun et n’a qu’une seule finalité, avoir plus et encore plus. Mme Carole Agringo, du Kenya s’est livrée à quelques réponses sur la rencontre de Dakar.
Sur la portée de cette rencontre, Mme Carole Agringo soutiendra : « elle est organisée par l’Association Sénégalaise des Juristes avec pour objectif, de former des juristes d’Afrique de l’Ouest dont les pays ont ratifié la Charte Africaine sur le Droit des femmes. On travaille avec les juristes en utilisant le plaidoyer dans les protocoles. Il y a le représentant du Sénégal et du Togo. La formation  dispensée porte sur le suivi. »
Evoquant les avancées obtenues, Carole Agringo renseignera : « il y a certes des avancées car les juristes peuvent utiliser le protocole dans le plaidoyer dans le mariage, la succession, l’héritage et le droit de l’enfant. Les thèmes présentés sont traités par le dit protocole. Il s’y ajoute des aspects des conflits car ce sont les femmes qui souffrent le plus notamment avec les cas de viols, de séparations des familles. Les conflits posent beaucoup de problèmes et la première chose est de les sensibiliser sur le statut de victimes, l’impossibilité de pouvoir porter plainte dans ce genre de situation ; il est donc nécessaire de sensibiliser les forces de l’ordre et la justice. En cas de non plaintes, que faire car, il y a des magistrats qui ne sont pas informés. »
S’inscrivant dans une logique de protection, Carole Agrigo poursuivra : « un homme de 34 ans a violé une fillette de 6 ans, la vie de cette dernière est détruite, pour ce cas de figure, il faut appliquer des peines sévères pour éviter les cas de récidives. »
Enfin, la situation des femmes en général justifie une approche fondée sur la sensibilisation malgré les acquis obtenus, les lois internationales existent mais certaines ne sont pas intégrées dans le droit positif de certains pays ce qui pose des problèmes d’harmonisation, conclura Carole Agringo.
Ibrahima Diop
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